LE
LOGOSCOPE

Appareil scientifique imaginaire pour scruter le langage

La Structure



English below

Le logoscope : appareil imaginaire pour scruter le langage dixit Francis Ponge.

Association monégasque créée en juillet 1997 à la demande de la première commission interministérielle sur la jeunesse et agrémentée en 2009.

Fondateurs : Agnès Roux, Laure Podevin et Christine Olmo-Anselmi


CONSEIL D'ADMINISTRATION
Présidente : Agnès Roux
Vice-Présidente : Mimoza Koïke
Secrétaire générale : Leslie Bourgeois
Trésorière : Laure Podevin
Trésorière adjointe : Jeanne Rossi


COMMUNICATION
Visuelle/Textuelle : Agnès Roux
Webmaster : Martyn Clément


SON ANATOMIE
Le Logoscope est un laboratoire de recherche artistique à media multiples* basé en Principauté de Monaco qui regroupe des artistes professionnels. Dédié à la création et à l’expérimentation, il privilégie les pratiques artistiques dites actuelles. En dix huit ans, cette association monégasque a su mettre en place les conditions d’une structure unique, capable d’accueillir et d’accompagner les recherches artistiques de créateurs, jeunes ou confirmés, issus de la Principauté et de l’étranger. 

Le Logoscope se présente comme un lieu intermédiaire entre le travail des artistes, des institutions et des populations : un espace de réflexion, d’échange, de création et de transmission intergénérationnelle. Il est le reflet de son territoire d’appartenance : laboratoire pluriel d’idées, de rencontres et de créations à rayonnement international.


*Media multiples évoquent à la fois l’utilisation des nouvelles technologies et des outils traditionnels. C’est une sorte de jeu de mots avec le terme multimédia.

SON ESPRIT
Le Logoscope permet le développement de recherches par disciplines autonomes qui viennent alimenter des créations collectives et transversales. Un des objectifs du Logoscope est de favoriser des échanges authentiques et citoyens avec la population lors de la diffusion de ces créations.


SON APPAREIL
Le Logoscope tel que le définit Francis Ponge, se positionne comme un appareil scientifique imaginaire pour scruter le langage : La recherche logoscopique s’active par la croyance en l’agrégation des médiums et en la réunion des personnes. Avec elle, les rencontres s’opèrent dans une interaction continue entre prospectives individuelles et situations collectives. Ces rencontres consistent dans un premier temps à élaborer un langage commun qui permettra à chacun de transmettre ses idées et ses savoir-faire, aux Autres (dialogue, croquis, dessin, langage vidéographique, sonore, etc.). Une fois ce langage élaboré et une méthode instituée, il s’agit de choisir un type d’espace de travail et des outils. Ce n’est pas seulement une mise à disposition d’outils existants mais aussi un accompagnement dans la création de nouveaux appareils, entre technique de pointe et outillage traditionnel. Au fil des années et des expériences collectives, des territoires communs se sont précisés : l’installation, la performance et la vidéo. L’influence du cinéma et des technologies numériques ont renforcé une réflexion sur l’espace black box : plateau matriciel et immersif. Privilégiant les processus lents, la recherche se déploie tout au long de discussions, d’évaluations, de prises de décisions où les modes d’apparition des formes et des idées se formalisent pas à pas. Dans cette aventure, il faut aussi accepter l’échec d’une recherche non aboutie. Par contre, si elle trouve sa finalité alors une nouvelle étape de travail commence, celui de sa communication, sa diffusion et de l’analyse de sa réception.

Le Logoscope est composé de trois plateformes : 

Arts visuels

Arts de la scène

Arts Sonores

Ces plateformes fonctionnent à la fois de façon autonome et par croisement. Ce système favorise la maitrise des disciplines comme leurs rapprochements. Il est riche en dialogue et en glissement de compétences d’un domaine à un autre.


SA SPECIFICITE
Le Logoscope crée des événements collectifs à media multiples représentatifs de ses recherches en matière artistique et esthétique. L’installation plasticienne rejoint alors le théâtre, la création sonore, la sculpture, la danse, la scénographie… A la croisée des arts savants et des arts populaires, le Logoscope favorise les formes collaboratives. Il produit des hybridations inédites entre les genres. La présentation de ces créations est célébrée de manière vivante et festive où l’humour est souvent de mise. Le Logoscope est sensible à son contexte de village/ville/pays et ses artistes-chercheurs sont attentifs aux évolutions culturelles, environnementales et économiques de leur époque. Ils réinterrogent l’art dans sa capacité à dynamiser le dialogue social. Ils développent un imaginaire actif où l’ancrage dans un territoire permet à l’individu de trouver ses marques au sein d’une mobilité incessante.

(Les Ateliers du Logoscope sont équipés d’outils vidéo, d’un atelier céramique, d’un studio son, d’ateliers de fabrication et d’un espace guinguette public.)


SON CONTEXTE HISTORIQUE
Sa singularité s’inscrit tout d’abord dans le sillage des Ballets Russes de Serge De Diaghilev (1911-1929). En 1898, il fonde Le Monde de l’art, une revue regroupant plusieurs artistes qui, en marge de l’académisme officiel, recherchent un art nouveau dont le principal dessein est de faire connaître l’art russe à l’étranger. En 1911, Diaghilev coupe les ponts avec le Ballet impérial. La compagnie devient une troupe privée et indépendante qui se fixe à Monte-Carlo. La Principauté va alors devenir le territoire de l’expérimentation et de la création de nouvelles chorégraphies qui vont amorcer un renouveau des ballets européens. Son effervescence artistique bat alors son plein avec des talents originaux qui marqueront l’histoire de la danse moderne. 

L’histoire du Logoscope s’écrit aussi dans celle des collectifs d’artistes et de leurs nouveaux territoires qui se sont développés à l’échelle internationale à partir des années 1990. Qu’on leur préfère d’autres mots – fabriques, lieux alternatifs, espaces intermédiaires – peu importe : il s’agit chaque fois de donner à voir l’originalité et la pertinence d’actes de création. Ces artistes actuels expriment le désir de faire de l’œuvre, le lieu de prédilection d’une rencontre artistique sensible partagée. Ces structures posent aussi la question du plateau immersif - black box - répondant aux nouvelles technologies et à la réactivation de la transversalité entre les arts.


SES COMPETENCES
Recherche et Création artistique

Organisation d’événement

Accompagnement et conseil artistiques

Résidence d’artiste

Communication visuelle et textuelle

Vente d’oeuvres

Commissariat d’auteur

Scénographie d’auteur

Ingénierie vidéo, son et lumière

Pédagogie

(Ses expertises sont reconnues par les milieux professionnels, en Principauté et au-delà de ses frontières.)


HISTORIQUE
http://www.lelogoscope.com/actualites/96-18-ans-le-film/


CONDITIONS D'ADMISSION
Toute demande d’admission doit comprendre un dossier artistique avec une lettre de motivation et être remise au Président. Si la demande est retenue par le conseil d’administration, elle sera suivie d’un entretien qui donnera lieu à une réponse dans les huit jours. Les artistes ont la possibilité de rejoindre la structure soit comme membre permanent, soit comme membre intervenant.

STATUTS

en pdf

REGLEMENT INTERIEUR

en pdf


ADHESIONS

Membre actif et intervenant : 20€
Membre adhérent : 20 €
Membre sympathisant : 5€
Membre bienfaiteur : 150€ à plus

Cotisation annuelle

LE LOGOSCOPE

LABORATORY FOR MIXED MEDIA ARTISTIC RESEARCH

Principality of Monaco


Le logoscope : an imaginary scientific apparatus for examining language - Francis Ponge

Le Logoscope is a Monegasque association created in July 1997 at the behest of the first interministerial commission on youth, and accredited in 2009.


ANATOMY

Le Logoscope is a laboratory for mixed media* artistic research based in the Principality of Monaco. Its mission is to bring together professional artists. Dedicated to creativity and experimentation, it promotes contemporary artistic practices. In the eighteen years since its inception, this Monegasque association has developed a unique structure capable of welcoming and supporting the artistic initiatives of emerging and established artists from the Principality and abroad.

Le Logoscope acts as an intermediary between artists, institutions and communities: a space for reflection, dialogue, creativity and intergenerational knowledge transfer.

It reflects its native land: a multi-faceted laboratory of ideas, encounters and creativity with international reach.

*‘Mixed media’ refers to the use of new technologies and traditional tools in tandem – a sort of word play on the term ‘multimedia’.


PHILOSOPHY

Le Logoscope facilitates research undertaken by independent disciplines that feed into cross-disciplinary collective artistic projects. One of the goals of Le Logoscope is to foster authentic civic exchanges with the community during the presentation of these artistic events.


APPARATUS

Le Logoscope was defined by Francis Ponge as an imaginary scientific device for examining language: logoscopic research is triggered by a belief in bringing together different media and people. It encourages artistic encounters through continual interaction between individuals and groups. The initial focus of these encounters is to develop a common language that allows everyone to share their ideas and skills with others (through dialogue, sketches, drawings, videographic language, sound, etc.).

Once this language has been developed and a method established, the type of working space and tools must be chosen. This involves not only the use of existing tools but support in the creation of new ones, from state-of-the-art technology to traditional tools.

Examples: 

- collaboration between a visual artist and a musician to create a moving walkway powered by a drill motor and controlled by a music sequencer.

- collaboration between a video artist and light engineer to create stage lighting with an automated control system and manually operated reflector.

Over the years these group experiences have helped define a common ground between installation, performance and video. The influence of film and digital technologies has contributed to an examination of the black box space: a matrix-like, immersive stage. 

The research unfolds gradually through a lengthy process of discussions, evaluations and decision-making during which the appearance of forms and ideas are formalised step by step. This process may end in failure if a research project is not completed, and we must accept this. By contrast, if the project is concluded, a new phase of work begins: its communication, promotion and the analysis of its reception.

Le Logoscope consists of three platforms: 

Visual Arts

Performing Arts 

Sound Arts

These platforms function both independently and jointly. This system not only fosters excellence in each individual discipline but brings them together, creating a rich dialogue that promotes skills and knowledge transfer from one field to another.


SPECIFICITY

Le Logoscope organises collective mixed media events that represent its artistic and aesthetic research. Art installation thus meets theatre, music, sculpture, dance and set design.

Positioning itself at the crossroads of high art and popular culture, Le Logoscope promotes collective art forms and produces unexpected cross-disciplinary hybrids. These creations are showcased in exciting, enjoyable events that are often informed by humour.

Le Logoscope is sensitive to its context within the village/town/country, and its artist-researchers closely follow current cultural, environmental and economic developments. They re-examine art and its ability to drive social dialogue, developing their active imaginations while remaining anchored to the place. This enables individuals to find their footing in an constantly changing world. 

(Le Logoscope studios offer video equipment, a ceramics studio, a sound studio, workshop/manufacturing studios and a community dance space.)


HISTORICAL CONTEXT

Le Logoscope’s unique vision takes its lead from Les Ballets Russes de Serge De Diaghilev (1911-1929). In 1898 he founded Le Monde de l’art, a journal that brought together several artists who, operating on the fringe of official academicism, sought to create a new type of art whose principal aim was to promote Russian art abroad. In 1911 Diaghilev ‘burnt his bridges’ with the Imperial Ballet. The company became a private, independent group, and established its base in Monte-Carlo. The Principality went on to become a hub of experimentation with the creation of new choreographic works that initiated a revival of European dance. It reached its artistic pinnacle thanks to the work of gifted and innovative artists who made their mark on modern dance.

The history of Le Logoscope has also evolved alongside that of artists’ collectives and their expansion into new international territories from the 1990s onwards. No matter what we choose to call them – factories, alternative venues or intermediary spaces – in every case, they demonstrate the originality and relevance of creative acts. These contemporary artists express their desire to make works of art a focal point for a meaningful, shared artistic experience. These structures also examine the concept of the immersive stage – black box – in response to new technologies and the reactivation of cross-disciplinary dialogue between the arts.


AREAS OF EXPERTISE

Artistic research and creation

Event planning

Support and artistic advice

Artist residencies

Visual and written communication

Art sales

Creative curatorship

Creative set design

Video, sound and light engineering

Education